Sous l’étiquette « peinture de sol », on trouve trois familles qui n’ont rien à voir — ni en prix, ni en durée de vie. La confusion est la première cause de déception.
Un film mince, appliqué au rouleau, 5 à 20 €/m². Facile, économique, et fragile. Elle convient à un sous-sol peu circulé, un garage occasionnel, un local technique. En pièce de vie ou en zone de passage, elle s’use en quelques mois et marque à chaque frottement.
Un système bi-composant, appliqué en couches, 40 à 120 €/m². Très dure, très résistante chimiquement, elle est faite pour les garages, ateliers, buanderies, locaux professionnels. Ses faiblesses : elle jaunit aux UV (donc pas de baie plein sud sans finition adaptée), et elle est rigide — toute fissure du support la traverse.
Plus souple que l’époxy, plus stable aux UV, 60 à 150 €/m². C’est la seule des trois qui trouve réellement sa place dans un espace de vie — souvent en finition sur une base époxy, ou en système autolissant décoratif.
Retenez cette hiérarchie : peinture pour dépanner, époxy pour l’atelier, polyuréthane pour l’habitat. Confondre les trois, c’est la garantie d’un sol à refaire.
Un sol résiné qui se décolle, ce n’est presque jamais la faute du produit. C’est un problème de support, et il y en a exactement quatre.
C’est le tueur silencieux. Une dalle béton contient de l’humidité ; une résine est un film étanche. Si l’humidité du support dépasse le seuil admissible — on la mesure, on ne l’estime pas — la vapeur pousse sous le film et le décolle par cloques, parfois des mois plus tard.
Cela concerne particulièrement les dalles sur terre-plein sans barrière anti-capillaire : sous-sols, garages, rez-de-chaussée anciens. Autrement dit, exactement les endroits où l’on veut mettre de la résine. Sans mesure d’humidité et, si nécessaire, sans primaire barrière-vapeur, on ne résine pas.
Une résine n’adhère pas sur une surface fermée. Le support doit être ouvert — ponçage diamant, grenaillage — pour créer l’accroche. Passer un coup de balai et appliquer, c’est ce que font les tutoriels ; c’est aussi pourquoi ces sols pèlent. Le grenaillage représente à lui seul une part importante du prix, et c’est la première ligne que supprime un devis low cost.
La laitance de surface d’une dalle neuve, les résidus de colle, les traces d’huile d’un garage : autant de couches sur lesquelles la résine n’accrochera pas. Elles doivent être éliminées mécaniquement, pas dissoutes au produit.
Une résine époxy est rigide : une fissure active la traverse en quelques mois. Les fissures doivent être ouvertes, agrafées, rebouchées avant application. Sur un support très fissuré ou en mouvement, la résine n’est simplement pas la bonne réponse.
Notre position : nous déconseillons systématiquement la résine sur plancher bois, sur dalle humide sans traitement, et dans une pièce de vie où l’on cherche un rendu décoratif — dans ce dernier cas, un micro-ciment ou un sol coulé sont plus adaptés et vieilliront mieux.
Oui, et cette mesure est non négociable. Elle se fait à la bombe à carbure ou à l’hygromètre de surface, et elle conditionne tout : le choix du primaire, la nécessité d’une barrière-vapeur, et parfois la décision de renoncer. Une entreprise qui applique une résine sans avoir mesuré l’humidité d’une dalle sur terre-plein vous vend un décollement à retardement. C’est la question la plus discriminante que vous puissiez poser.
Vous pouvez appliquer le produit, oui. Mais l’essentiel du travail n’est pas là : il est dans le grenaillage ou le ponçage diamant, dans la mesure d’humidité, dans le traitement des fissures et dans le choix du primaire. C’est de la location de matériel spécialisé, du diagnostic et de la mise en œuvre en temps contraint — une résine bi-composant a un délai d’emploi de quelques dizaines de minutes. La plupart des échecs que nous reprenons viennent de là.
Oui, et cette mesure est non négociable. Elle se fait à la bombe à carbure ou à l’hygromètre de surface, et elle conditionne tout : le choix du primaire, la nécessité d’une barrière-vapeur, et parfois la décision de renoncer. Une entreprise qui applique une résine sans avoir mesuré l’humidité d’une dalle sur terre-plein vous vend un décollement à retardement. C’est la question la plus discriminante que vous puissiez poser.
Vous pouvez appliquer le produit, oui. Mais l’essentiel du travail n’est pas là : il est dans le grenaillage ou le ponçage diamant, dans la mesure d’humidité, dans le traitement des fissures et dans le choix du primaire. C’est de la location de matériel spécialisé, du diagnostic et de la mise en œuvre en temps contraint — une résine bi-composant a un délai d’emploi de quelques dizaines de minutes. La plupart des échecs que nous reprenons viennent de là.
Vous pouvez appliquer le produit, oui. Mais l’essentiel du travail n’est pas là : il est dans le grenaillage ou le ponçage diamant, dans la mesure d’humidité, dans le traitement des fissures et dans le choix du primaire. C’est de la location de matériel spécialisé, du diagnostic et de la mise en œuvre en temps contraint — une résine bi-composant a un délai d’emploi de quelques dizaines de minutes. La plupart des échecs que nous reprenons viennent de là.