Le joint est le parent pauvre de tous les devis de carrelage. C’est aussi, statistiquement, le premier élément qui vieillit mal — bien avant le carrelage lui-même, qui, lui, ne bouge pas.
Un mortier de ciment, éventuellement additivé. Il est poreux : il absorbe l’eau, les graisses, les colorants. C’est pourquoi il noircit derrière un plan de travail, se tache dans une douche, s’encrasse dans une entrée. Il est facile à poser, facile à réparer, et peu coûteux.
Une résine bi-composant, totalement imperméable et chimiquement inerte. Il ne tache pas, ne moisit pas, résiste aux acides et aux produits d’entretien agressifs. Sa couleur reste identique dix ans plus tard.
En contrepartie : il coûte deux à quatre fois plus cher, il est nettement plus long à poser, il exige un savoir-faire réel — et il est très difficile à retirer si la pose est ratée.
La question n’est donc pas « lequel est le meilleur ». C’est : où le surcoût est-il rentable ?
Presque personne ne le propose, et c’est pourtant le bon : panacher. Époxy dans la douche et sur la crédence ; joint ciment de qualité partout ailleurs. Vous obtenez 90 % du bénéfice pour 25 % du surcoût. C’est exactement le genre de décision qui se prend en phase de conception, sur un plan — pas devant un nuancier.
Notre position : nous déconseillons l’époxy en pose intégrale sur de grandes surfaces de sol. Le surcoût est réel, le bénéfice ne l’est pas, et le risque de voile résiduel augmente avec la surface.
C’est le défaut classique de l’époxy mal nettoyé. La résine doit être retirée en deux temps, dans une fenêtre de temps courte, avec de l’eau tiède, une éponge à cellules ouvertes et un renouvellement constant de l’eau. Si l’on traîne, un film de résine sèche sur le carrelage : il est mat, tenace, et il faut un décapant spécifique — parfois sans succès complet. C’est là que se voit un poseur qui maîtrise vraiment le produit.
C’est possible mais pénible : contrairement au joint ciment, qui se gratte, l’époxy adhère fortement au carrelage et se retire mécaniquement, avec un risque réel d’épaufrer les chants — surtout sur du grès cérame rectifié. La bonne nouvelle, c’est que la question se pose rarement : correctement posé, un joint époxy tient toute la vie du carrelage. C’est précisément ce qu’on achète.
C’est le défaut classique de l’époxy mal nettoyé. La résine doit être retirée en deux temps, dans une fenêtre de temps courte, avec de l’eau tiède, une éponge à cellules ouvertes et un renouvellement constant de l’eau. Si l’on traîne, un film de résine sèche sur le carrelage : il est mat, tenace, et il faut un décapant spécifique — parfois sans succès complet. C’est là que se voit un poseur qui maîtrise vraiment le produit.
C’est possible mais pénible : contrairement au joint ciment, qui se gratte, l’époxy adhère fortement au carrelage et se retire mécaniquement, avec un risque réel d’épaufrer les chants — surtout sur du grès cérame rectifié. La bonne nouvelle, c’est que la question se pose rarement : correctement posé, un joint époxy tient toute la vie du carrelage. C’est précisément ce qu’on achète.
C’est possible mais pénible : contrairement au joint ciment, qui se gratte, l’époxy adhère fortement au carrelage et se retire mécaniquement, avec un risque réel d’épaufrer les chants — surtout sur du grès cérame rectifié. La bonne nouvelle, c’est que la question se pose rarement : correctement posé, un joint époxy tient toute la vie du carrelage. C’est précisément ce qu’on achète.