« Béton ciré » est devenu un mot-valise. On le trouve sur des devis qui décrivent en réalité du micro-ciment, sur des sites qui vendent du tadelakt, et sur des kits de bricolage qui ne sont ni l’un ni l’autre. Résultat : les clients comparent des prix sans comparer des produits.
Un mortier de ciment fin, 5 à 10 mm d’épaisseur, taloché puis ciré ou vernis. C’est le plus minéral et le plus épais des trois. Il apporte une vraie matière, des nuances, un aspect vivant. Il est aussi le plus exigeant sur le support : son épaisseur et sa rigidité lui font mal supporter les mouvements.
Un enduit très fin, 2 à 3 mm, chargé en résines, appliqué en plusieurs couches sur une trame d’armature, puis protégé par un vernis polyuréthane. Plus souple, plus tolérant, il se pose sur un carrelage existant sans dépose — c’est son grand avantage en rénovation. Son rendu est plus lisse, plus contemporain, plus uniforme.
Un enduit à la chaux d’origine marocaine, poli à la pierre d’agate et saturé au savon noir, qui devient hydrofuge par sa mise en œuvre. C’est le plus artisanal, le plus vivant, et le seul qui soit respirant. C’est aussi le plus cher et le plus dépendant du savoir-faire de l’applicateur : deux artisans donneront deux résultats différents.
Trois matières, trois logiques. Aucune n’est « meilleure » : elles ne répondent pas aux mêmes questions.
Attention, le malentendu majeur : aucun des trois n’est une étanchéité. Dans une douche, il faut toujours un système d’étanchéité liquide en dessous. Le tadelakt hydrofuge d’un hammam marocain repose sur des siècles de mise en œuvre et une structure qui pardonne ; dans un appartement au troisième étage, on ne prend pas ce pari.
Notre position : nous déconseillons les trois au sol sur un plancher bois souple non renforcé. Et nous déconseillons le tadelakt à toute entreprise qui n’a pas d’applicateur spécifiquement formé : mal posé, il ne pardonne pas.
Oui, pour les trois — à une condition impérative et non négociable : une véritable étanchéité sous l’enduit. Système d’étanchéité liquide, bandes d’angle, traitement des traversées, exactement comme sous un carrelage. L’enduit est le revêtement, jamais l’étanchéité. Une entreprise qui vous propose du micro-ciment directement sur un support sans SEL vous vend une fuite qui n’a pas encore eu lieu — et qui se déclarera chez le voisin.
Le micro-ciment, oui, et c’est même excellent : sa finesse en fait un très bon conducteur. Le béton ciré, oui, mais son épaisseur réduit l’efficacité et augmente l’inertie. Dans les deux cas, deux règles : la chape doit avoir subi son cycle de mise en chauffe complet avant application, et le chauffage doit être coupé pendant la pose et le séchage, puis remonté très progressivement. Le tadelakt ne se pose pas au sol.
Oui, pour les trois — à une condition impérative et non négociable : une véritable étanchéité sous l’enduit. Système d’étanchéité liquide, bandes d’angle, traitement des traversées, exactement comme sous un carrelage. L’enduit est le revêtement, jamais l’étanchéité. Une entreprise qui vous propose du micro-ciment directement sur un support sans SEL vous vend une fuite qui n’a pas encore eu lieu — et qui se déclarera chez le voisin.
Le micro-ciment, oui, et c’est même excellent : sa finesse en fait un très bon conducteur. Le béton ciré, oui, mais son épaisseur réduit l’efficacité et augmente l’inertie. Dans les deux cas, deux règles : la chape doit avoir subi son cycle de mise en chauffe complet avant application, et le chauffage doit être coupé pendant la pose et le séchage, puis remonté très progressivement. Le tadelakt ne se pose pas au sol.
Le micro-ciment, oui, et c’est même excellent : sa finesse en fait un très bon conducteur. Le béton ciré, oui, mais son épaisseur réduit l’efficacité et augmente l’inertie. Dans les deux cas, deux règles : la chape doit avoir subi son cycle de mise en chauffe complet avant application, et le chauffage doit être coupé pendant la pose et le séchage, puis remonté très progressivement. Le tadelakt ne se pose pas au sol.